vendredi 24 juin 2011

Chronique de Myline de Juin 2011... Il faut croire en ses rêves !!


Le Grand Prix du Canada, j’en rêvais, et bien çà y est, je l’ai fait !!

C’est en direct de Montréal que je vous fais cette chronique de mes vacances d’été 2011.
Toujours aussi passionnée de F1, cela ne fait jamais que 30 ans que cela dure !
Depuis que mes amis du Club F1 Supporter Team avaient fait le déplacement pour ce Grand Prix de Montréal il y a une dizaine d’années, je rêvais de pouvoir un jour y assister. Leurs appréciations et commentaires du Grand Prix m’avaient donné cette envie de venir voir moi aussi. Je n’ai pas regretté le voyage et vais vous le faire partager.

Arrivée près du circuit Gilles Villeneuve une semaine avant le Grand Prix, c’est tout naturellement que j’ai voulu aller voir ce qui s’y passe. J’ai toujours la chance à Monaco de pouvoir assister en début de semaine à l’installation du Paddock, et c’est un moment extrêmement intéressant mais aussi incroyablement magique et spectaculaire. A Montréal ce n’est pas la même chose, impossible d’approcher. Dès l’arrivée au Métro proche du circuit, j’ai tout de suite constaté que l’accès ne serait pas facile, tout était bouclé pour l’arrivée des containers de matériel arrivés à l’aéroport par avion et amenés sur le circuit par des camions. Fière de mon repérage du terrain de Juillet de l’année dernière, je savais qu’au centre du circuit sur l’île Notre Dame se trouve le Casino, et là l’accès est libre par le bus. Aussitôt décidé, je prends le bus et me voilà au niveau du casino très protégé par la sécurité. Mon surnom de "tata passe barrière" se vérifie, et ma connaissance des lieux faisant, j’arrive à suivre le chemin intérieur du circuit, et me retrouve sur la piste à l’entrée des stands. C’est un grand moment de joie, qui s’arrête vite car je suis gentiment refoulée vers la sortie, par un homme charmant au demeurant mais tout de noir vêtu avec un fort accent québécois chef de la sécurité du circuit, très étonné de me trouver là !! J’ai dû donc renoncer non sans avoir pesté contre moi-même de m’être fait repérée !!

C’était le Lundi, et il a fallu patienter. Le jeudi les choses sérieuses commencent !! Levée très tôt car à 8 heures il faut prendre le bus et le métro pour se rendre sur l’île Notre Dame où se trouve le circuit. Il y a un monde fou, une ambiance des plus sympathiques, l’accès est totalement gratuit, et tout est bien organisé pour canaliser la foule. A 9 heures l’accès au Pont du Cosmos ouvre et laisse place à la horde de curieux, première étape le bord du circuit au niveau de l’épingle (pour les connaisseurs), là des bus nous emmènent par la piste jusqu’au niveau des stands. Jusqu'à midi nous pouvons nous promener librement sur la ligne des stands.

 A mon arrivée près des stands, une bonne averse, m’a obligée à utiliser mon parfait équipement de fan et ainsi à l’abri sous mon poncho j’ai attendu que le soleil revienne quelques minutes plus tard. Avec la pluie, les écuries avaient rangé beaucoup de matériel, il n’y avait pas grand-chose à voir d’exceptionnel, mais l’ambiance était là et j’ai passé un bon moment. L’autre spécificité de Montréal lors de cette matinée, (il parait que ça existe ailleurs mais ne l’ai pas vu) est qu’il est possible d’avoir des autographes de pilotes, mais surtout de les voir de près. Sur une table disposée sous une tente, les pilotes viennent tour à tour signer et voir leurs fans. Pour avoir le plaisir de la rencontre, il faut tout simplement patienter à  la mode canadienne, c'est-à-dire attendre d’une manière sage, sans bousculade, que la file avance gentiment entre deux barrières. C’est ainsi que j’ai attendu 1 h 30 pour avoir la  signature et voir de tout près MARK WEBBER, puisque c’est lui qui se trouvait derrière la table lorsque je suis passée. Lors de l’attente j’ai pu voir aussi mais d’un peu plus loin, BUTTON, HAMILTON, KOVALAINEN, TRULLI.
J’ai pris beaucoup de plaisir pendant cette attente, les conversations dans la file sont gaies joyeuses et passionnées, tout ce que j’aime. J’ai passé mon heure et demie avec 2 retraitées de Montréal qui étaient là uniquement pour le « fun », et ça a été un moment délicieux. Elles viennent tous les ans, lors de cette journée portes ouvertes, uniquement pour passer un bon moment. Elles ne connaissent rien à la F 1 mais très impressionnées de mon parcours en F1 et de ma présence à Monaco deux semaines avant, elles m’ont fortement questionnées sur les pilotes présents et les anecdotes de GP, infos qu’elles notaient méthodiquement sur un calepin. Elles avaient prévu le soir faire un rapport très circonstancié à leurs conjoints qui n’avaient pas pu être là. Elles aussi ont eu la chance d’avoir la signature de WEBBER, et leur joie était exubérante et communicative !!

Le jeudi après midi, j’ai pu continuer à être 100% dans le Grand Prix avec les fêtes qui sont organisées à Montréal à cette occasion. C’est une ambiance et une atmosphère que je n’ai rencontré nulle part ailleurs. Des rues entières deviennent piétonnes et animées, des stands de sponsor apportent de la musique et de la gaieté, tout est prétexte à fêter la F1, mais tout cela dans une ambiance décontractée et bon enfant, peu d’alcool circule, il y a un monde fou mais bizarrement pas de bousculades.

Vendredi et Samedi place aux essais libres et qualificatifs des F1 entrecoupés des autres courses. Le temps s’est rafraichi mais se maintient sans pluie. Beau programme avec des Formule 1600, un challenge Ferrari et Porsche, mais aussi la cerise sur le gâteau, une course de F1 historique de 1970 à 1983, avec la participation de la Ferrari 312T5 ayant appartenu à Gilles Villeneuve en 1980, toute ma jeunesse !!!

Dès mon réveil en ce dimanche de Grand Prix, je me rends compte que le temps est incertain. Mon sac est prêt depuis la veille, j’ai tout ce qu’il faut pour parer à tous les temps, mais les gouttes tombant sur le balcon de l’appart me font décider de ne pas me précipiter dès 8 heures sur le circuit et d’attendre un peu. Pour combler l’attente je me connecte sur Internet, et quel bonheur que ces nouveaux moyens de communication, je me retrouve en live au Mans pour le dernier quart d’heure de la course des 24 heures, que d’émotions pour ce final !! Je reste connectée pour l’après course où je peux en direct voir les larmes des vainqueurs mais aussi les larmes de ceux qui ont perdu pour 14 secondes !! C’est la course mais que c’est beau !!  Pouvoir vibrer ainsi en direct avec les écuries, j’ai passé un bon moment et n’ai pas regretté d’être restée à l’abri, les gouttes s’étant transformée en une bonne averse.

Le ciel s’éclaire un peu, j’entends au loin le bruit des moteurs du challenge Ferrari, je décide de partir au circuit où j’arrive un peu avant 11 heures. Le temps est gris, la pluie menace, mais j’ai la chance de pouvoir m’installer alors qu’il fait sec. 

Ma panoplie de parfaite groupie Renault est prête pour toutes les éventualités. Je suis très bien installée, la tribune juste en face des stands Red Bull au niveau de la deuxième ligne sur la grille de départ. C’est là que je fais une photo souvenir au sec en mémoire de ce grand jour !!!

La première averse arrive alors que les pilotes finissent leur tour de présentation dans des voitures décapotées, ils ont eu chaud !! Il est 11 h 45 lorsque je mets mon équipement de pluie en place, et je ne l’imaginais pas, mais c’est là que pour la première fois de ma vie à un grand prix, je vais rester assise immobile jusque 17 H 15 !! Sans bouger car sinon je prends le risque d’être mouillée, tellement la pluie est dense, et entre les averses tout autour de moi est dégoulinant. 

J’ai connu des Grand Prix sous la pluie, mais celui là avec une interruption de course de 2 Heures pendant lesquelles les spectateurs et les équipes de F1 se font doucher, c’est bien la première fois. Une petite accalmie vers 13 H me permet de grignoter le sandwich que je m’étais préparé, sinon c’est le repli intégral sous le poncho. Le sac à dos est sur mes genoux, et mes pieds sous mon siège. La casquette (Renault) protège mon visage ainsi je peux voir la piste et l’écran géant qui se trouve en face de moi. 

Je pense que vous avez vu le grand prix, il a été folklorique jusqu'à la fin, les nombreux rebondissements l’ont rendu très intéressant, les fans de Schumi ont crié de joie lors de sa remontée, et ceux de Button hurlaient de le voir si bien placé.



Ce dernier tour où Vettel fait une erreur et se fait doubler par Button restera longtemps dans les mémoires. Pour voir la remise des coupes sur le podium, je peux enfin retirer le Poncho, le soleil est presque revenu, en tous les cas il fait sec. Les spectateurs envahissent la piste, et l’ambiance est des plus festives.

Comme toute cette marée humaine je me dirige vers le métro pour rentrer, là encore la foule est canalisée, pas de bousculade, beaucoup de policiers et de contrôleurs, mais c’est calme, la resquille ici dans les transports, çà n’existe pas !!

Après le métro et le bus, pour arriver à l'appart j’ai deux cents mètres à faire à pied, c’est là que je prends pour le coup ma dernière averse de la journée, et croyez-moi çà mouille, j’avais malheureusement rangé mon poncho dans mon sac à dos !!!

Voilà, ce Grand Prix du Canada 2011 se termine, je ne sais si je serai là l’an prochain, par contre ce que je sais c’est que j’ai vécu ce moment avec intensité et plaisir. Merci à ma fille d’avoir choisi de vivre à Montréal, c’est grâce à elle que j’ai pu réaliser mon rêve.

Je vous embrasse tous, et croyez en vos rêves !!!

Myline

1 commentaire:

  1. En regardant le Grand Prix, on a pensé à toi !!
    et pour ce qui est de croire à ses rêves, ton filleul-neveu a la même philosophie que toi : pour l'année de ses 50ans, il en a déjà réalisé pas mal...il dit qu'à un certain âge, tout devient urgent !!
    Bisous Tata "passe barrière"

    RépondreSupprimer